Paix à cette maison
Paix à cette maison
Le Seigneur envoie devant lui ses disciples. Ils iront deux par deux.
A deux, parce que comment vouloir parler d’amour lorsque l’on reste seul ? Et puis, c’est évident, il faut être au moins deux pour pouvoir dire : je t’aime. Ils iront sans besace, ni argent, ni sandales. Sans fausses sécurités. Sans rien qui permettrait de rêver au succès. Sans chercher le grand nombre, pour battre des records, pour être le plus fort. Sans vouloir convertir. Sans esprit de conquête. De reconquête non plus. Non, ils s’arrêteront et diront simplement : “Paix à cette maison”.
Paix à cette maison, cela paraît anodin, une sorte de Shalom, de bonjour. Mais ce n’est pas si simple. Cela veut dire beaucoup. C’est comme un engagement. Loin de l’intolérance, de l’esprit de croisade. Paix dans nos paroles, paix dans nos gestes, paix dans nos pensées. Ainsi donc les envoyés de Paix accueilleront ce qu’on leur donnera, ils mangeront ce qu’on leur offrira. Sans arrière pensée, “Paix à votre maison”.
Voilà ce que Jésus recommande aux siens. Et pas seulement aux Douze, pas seulement aux apôtres. Mais voilà qu’il choisit 72 disciples. Ainsi donc la mission qu’il confie, il ne la réserve pas à quelques spécialistes, des évêques, des prêtres, des religieuses, des religieux. Toutes celles et tous ceux à qui nous pensons presque automatiquement quand on nous parlons d’ouvriers peu nombreux, de moisson abondante. L’appel est plus large. II s’adresse à tous.
Pour dire la bonne nouvelle, de la part du Seigneur : “Paix à toute maison”.








