La joie du pardon
La joie du pardon
Ne laissons pas passer ce Carême sans nous donner l’occasion d’éprouver nous-mêmes la fidélité de Dieu, en accueillant son pardon. Le sacrement de réconciliation est trop souvent mal perçu par les chrétiens aujourd’hui, alors qu’il nous fait rencontrer Dieu, non pas comme un juge qui nous condamne, mais comme un Père qui nous accueille les bras grands ouverts et qui nous remet debout en nous ouvrant à une vie nouvelle.
Peut-on hésiter à rencontrer un Dieu qui est prêt à pardonner à tous ceux qui se tournent vers lui avec confiance ? Peut-on hésiter à rencontrer un Dieu qui nous libère de tous nos esclavages, de toutes nos idoles, de tous nos péchés, et qui nous remet debout ? Peut-on hésiter à rencontrer un Dieu qui nous ouvre sans cesse ses bras ?
Mais il ne suffit pas d’avoir découvert l’amour fou de Dieu pour nous et d’avoir éprouvé son pardon comme une libération. Encore faut-il en témoigner auprès de tous ceux que nous côtoyons. Chacun de nous est appelé à être un ambassadeur du Christ. Car Dieu agit aujourd’hui par nous ; Dieu se fait connaître par nous. L’amour que nous portons aux autres est un reflet de son amour.
Un geste de pardon ou de réconciliation, le premier pas que nous avons le courage de faire vers l’autre, ce sont autant de reflets du pardon de Dieu. Notre vocation de chrétiens, c’est cela : aimer comme on est soi-même aimé ; pardonner comme on est soi-même pardonné ; accueillir comme on est soi-même accueilli. C’est comme cela que nous serons de vrais ambassadeurs du Christ et que nous pourrons révéler aux hommes que notre Dieu est un Père qui aime et qui pardonne.








